Fabula

La préface de l’auteur

Voici qu’autrefois, la morale servait des causes bien nobles. Instrument d’éducation populaire, les fables et les mythes nourrissaient les esprits de la jeunesse, émerveillés par le courage, la vertu, la bienséance. Cette jeunesse a bien changé. Elle se bat désormais pour un futur éphémère dont chaque minute, chaque instant, s’effrite à l’instar des ambitions affamées par le pouvoir, la paresse et l’intolérance grandissante. Les aventures d’antan commençaient toutes par un impérissable « il était une fois ». Formule romanesque qui invitait l’étrange et le fabuleux à se saisir de vos vies. Les contes pouvaient ainsi dévoiler une intrigue juste et équitable. Le folklore purifiait les esprits et offrait le fantasme de l’amour sincère, de la lutte manichéenne contre le mal. La catharsis opérait et les gens pouvaient rêver.
Les siècles ont passé et l’histoire s’est meurtrie d’anecdotes qui n’ont rien de chimérique. Les guerres, les génocides, les attentats, les scandales politiques ont transformé l’épopée de l’homme et son rêve extraordinaire en une évidence sévère et mécanique.
Les histoires d’aujourd’hui parlent encore de femmes, d’hommes, d’individus qui quelques siècles plus tôt auraient pu endosser le rôle du bellâtre au cheval blanc ou de la demoiselle en détresse. Cependant, les années se sont ridées et l’imaginaire s’est atrophié, prenant pour modèle une réalité cupide, froide et meurtrière. Pourtant, il reste un espoir. Les chroniques contemporaines n’ont plus la crédibilité d’autrefois, mais elles servent à raviver la flamme du mystérieux. L’encre qui enfante les fictions ne chante plus les louanges et les vertus chevaleresques, mais il y a encore une place pour l’imaginaire, l’invraisemblable, l’abracadabrant. Il suffit simplement de se laisser porter ces apologues d’un nouveau temps, qui parlent des femmes, des hommes, des individus ainsi que de leur quotidien absurde et extravagant.
Serez-vous de la partie ?


Extrait du Prologue – Fabula. Apologues des temps modernes.

En bref.

FABULA, Apologues des temps modernes, c’est la lumière sur les travers de notre société. C’est satirique, c’est drôle, émouvant, ça dérange, mais c’est nécessaire. Idéalistes, purs produits de superficialité, sociopathes, femmes au foyer, femmes au travail, femmes malmenées, mères, tour à tour verront leurs histoires racontées, peut-être y verrez-vous la vôtre ?
Fabula, c’est le récit des femmes d’aujourd’hui qui se battent contre les clichés d’hier, contre une image sexualisée et pour leur fragile liberté. Fabula, c’est la lutte contre le stéréotype, et la paresse de l’esprit.
À l’instar des tweets en 280 caractères, la pièce raconte de courtes histoires toutes reliées par la Fabula alors lâchez vos portables et revenez dans la vraie vie, entendre l’histoire des gens de notre siècle.

Les hérauts de l’histoire.

La pièce s’ouvre sur l’autopsie d’une princesse issue d’un conte de fée traditionnel. Plusieurs personnages, nommés « hérauts », dont la mission est de raconter les faits et uniquement les faits, prennent la parole et expliquent qu’ils vont dérouler plusieurs apologues afin de se vêtir des vies des héros du quotidien.

Un apologue ?

Un apologue est une histoire courte qui renferme un enseignement, une morale.

La Fabula ?

La fabula est un lieu fictif qui permet de donner vie aux songes et d’invoquer l’imaginaire.

Les combats de la pièce.

Engagé sur les problématiques sociétales, Mehdi Heraut-Zérigui questionne régulièrement à travers ses créations, le discours du politique, la notion de genre, d’égalité des sexes, de parité, et la place de la femme dans notre société, et exploite le théâtre afin de matérialiser des personnages issus de la réalité.

Les violences conjugales
Le discours du politique et la censure
Le corps et les carcans de beauté
Les nouveaux codes de l’amour
L’hyper-sexualisation
La femme objet

La mère
Le harcèlement
La femme trompée
Le superficiel et l’intolérance
La jeunesse et la perte des valeurs

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